Mon envie d’acquisition du moment du moment s’appelle « Les machines de guerre du Moyen-Age« .
Histoire Comment et avec quels moyens nos ancêtres du Moyen Age abordaient-ils l’attaque d’un château fort ou d’une place forte ?Vous découvrirez l’ingéniosité des machines de guerre de cette époque qui a multiplié les efforts dans l’art de la guerre, et du siège en particulier.L’originalité de cet ouvrage réside dans la complémentarité de l’auteur entre ses connaissances historiques et son expérience pratique, riche de plus de trente reconstitutions en taille réelle à travers le monde et décrites dans cet ouvrage.Renaud Beffeyte En vingt ans, Renaud Beffeyte est devenu une référence en matière de construction et de géométrie médiévales. C’est par passion pour cette période de l’histoire qu’il engage son entreprise de charpente traditionnelle, Armédiéval, spécialisée dans la restauration du patrimoine, vers la reconstitution des engins du génie civil et militaire. Ses recherches et son savoir-faire font actuellement de cet auteur un spécialiste incontesté dans cette discipline.Extrait du livre :Au Moyen Age, puis à la Renaissance, un événement historique était généralement peint sans que l’on tienne compte de la date de son déroulement. Ainsi, l’artiste incorporait dans son oeuvre des décors, costumes et armures illustrant sa propre époque. A la Renaissance le style gréco-romain s’impose avec force, ainsi que les représentations des machines antiques.Ainsi le scorpion, machine typiquement romaine, décrit par Végèce (IVe siècle) et dessiné en 1536, est servi par un personnage en costume XVIIe. Quand Viollet-le-Duc compose son «Encyclopédie», il reprend ces dessins mais ne tient pas compte des indications des auteurs Renaissance quant à leurs sources (d’après Vitruve, d’après Végèce…). On peut supposer qu’il a interprété la présence de ces engins servis par des soldats Renaissance, comme la preuve de leur usage à cette époque et à plus forte raison au Moyen Age. Cet ouvrage a fait référence jusqu’en 1970 ; c’est ainsi que nous retrouvons ces engins romains dans les films de cape et d’épée mais, aussi, sur certains sites historiques.Dans son ouvrage «Forteresses de la France médiévale», J.-F. Fino émettait des doutes sur l’existence de la catapulte au Moyen Age et à la Renaissance. Par ailleurs, les Anglo-Saxons appelaient «catapultes» des engins de toutes sortes, notamment les trébuchets.Malgré la consultation des dizaines de factures d’époque concernant la construction, les réparations ou le transport, nous n’avons pas eu connaissance de l’utilisation de catapultes pendant cette période. Dans son ouvrage «L’art de la guerre», en 1453, l’ingénieur Taccola fait le point sur l’armement existant. Il dessine et décrit, sur plus de 140 pages, des machines civiles, militaires très variées. On y retrouve les grands classiques comme le trébuchet ou la biffa (appelé couillard ou bis fardeaux), mais nulle trace de la moindre catapulte.On peut se demander pourquoi cet engin, pourtant redoutable, a été abandonné. Des écrits sous Jules César fournissent des éléments de réponse. Lors de l’invasion de la Gaule, il est confronté à un ennemi inattendu : le climat du Massif central. Les boucliers romains sont constitués de lamelles de bois croisées et collées, assurant ainsi une bonne résistance et une légèreté indispensable. Exposées trop longtemps aux brumes ou aux pluies auvergnates, les colles se dissolvent. Aussi, sont-ils obligés de les couvrir avec des housses de cuir graissé qu’ils retirent au dernier moment (citation de Dion Cassius, «Histoire romaine», LVI, 3). Il en est de même pour les catapultes. En effet, elles sont actionnées par des torsions de nerfs de boeuf et des arcs composites (bois plus tendons). Comme tous les cuirs, dès qu’ils sont mouillés, ils se détendent. Aussi, les Romains utilisent-ils des balistes à torsion verticale, permettant ainsi de les protéger des intempéries en les plaçant sous des cloches de bronze. Ces machines de haute technologie mal adaptées à nos climats, disparaissent sans doute définitivement avec l’Empire romain.Introduction
Renaud BeffeyteHistoire Monde Médiéval
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